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Abdelmalek Kettani (Ambassadeur du Royaume du Maroc en Côte d’Ivoire) : ‘’Le Maroc veut contribuer à l’émergence irréversible du continent’’
février 5, 2017
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Le diplomate marocain s’est prononcé dès que l’Union africaine, lors de son sommet d’Addis Abeba, le 30 janvier, a entériné le retour de son pays ‘’dans sa famille naturelle’’, après 33 ans d’absence.

Excellence, quel est votre sentiment après le retour du Maroc à l’Union Africaine ?
Le retour du Maroc au sein de sa famille naturelle qu’est l’Union Africaine n’est qu’un retour aux sources. Comme vous le savez, la place et l’enracinement du Maroc est en Afrique, et depuis des années, ce continent a constitué la priorité parmi les priorités de notre pays. La preuve indiscutable de cet engagement sur notre continent est représentée de la façon la plus éloquente par les 40 visites effectuées par Sa Majesté Le Roi Que Dieu L’assiste, dans plus de 21 pays depuis son intronisation, et les multiples accords bilatéraux qui en ont résulté à tous les niveaux. Cette impulsion Royale est le fruit de la confiance que le Maroc entretient à l’égard des pays du continent et la traduction effective de la volonté de contribuer et de participer avec conviction à l’émergence pérenne de notre continent.

Comment expliquez-vous que le  retour du Maroc ait fait l’objet d’un ‘’débat’’ alors que toutes les conditions juridiques et diplomatiques étaient réunies à Addis-Abeba ?

Alors que la grande majorité des membres de l’Union Africaine ont accueilli avec ferveur le retour du Maroc au sein de sa famille, et ce depuis qu’elle a été annoncée, voilà plus de 6 mois, alors que toutes les procédures et pré requis juridiques et diplomatiques ont été réunis depuis des semaines, nous avons, cependant, dû faire face à des manœuvres et tergiversations bureaucratiques, pour le moins surprenantes et surtout non conformes aux textes, de la part de la présidence de la commission de l’Union Africaine, dans le dessein vraisemblable de retarder indument ce retour inéluctable.
Ainsi, avec plus de 80% des pays favorables au retour du Maroc à l’Union africaine, qui ont signifié leur position de la façon la plus officielle, soit 30% de plus que ce qui est requis par les textes de l’organisation, la légitimité de notre approche et la justesse de la position de notre pays ne fait aucun doute.
Mais pourquoi ce retour vous tient-il tant à cœur et pourquoi maintenant ?
L’Afrique est, au dire de tous les experts, le continent de l’avenir, et où les populations devront inéluctablement rejoindre le train du progrès et de la modernité afin d’améliorer leur qualité de vie et leur bien-être. Ce progrès ne pourra pas se faire sans stabilité politique et sans engagement fort de tous les pays sur cette voie. Comme l’a si bien dit Sa Majesté le Roi Mohamed VI, que Dieu L’Assiste, dans son discours historique d’Abidjan en 2014: «  L’Afrique doit faire confiance à l’Afrique’’. Le retour du Maroc à l’Union Africaine n’est ainsi que la continuité logique et naturelle de ce paradigme, et sa traduction effective dans les faits.
Comme chacun sait, le Maroc a connu une évolution remarquable à tous les niveaux depuis l’intronisation de Sa Majesté et nous comptons bien apporter notre pierre à l’édification d’une Afrique nouvelle apaisée, unie, et prospère. Notre présence aux côtés de nos frères et sœurs, au sein de L’UA, impulsera d’avantage la coopération bilatérale et multilatérale entre les Pays pour le plus grand bénéfice de nos peuples respectifs.
Le problème du Sahara qui a justifié votre départ de l’OUA, n’est pourtant pas réglé ?
Le Maroc est chez lui au Sahara, depuis la récupération de ses territoires occupés en 1975, y a investi des milliards de dollars depuis 40 ans pour construire les villes majeures que nous connaissons aujourd’hui, comme Laayoune ou Dakhla, pour ne citer que les plus importantes. Ces investissements ont permis à nos compatriotes des provinces du Sud de sortir définitivement de la précarité relative dans laquelle ils vivaient sous l’occupation Espagnole, et leur ont assuré une vie digne et sereine depuis maintenant deux ou trois générations.
Comme vous le savez, un groupe de séparatistes, instrumentalisés par des parties opposées à l’intégrité territoriale de notre pays, continuent d’agir sous le nom de rasd, entité qui n’est reconnue, ni par l’ONU, ni par la communauté internationale au sens large car n’ayant aucun des attributs juridiques de souveraineté dévolus à une entité nationale digne de ce nom.
Le Maroc continue de privilégier une solution définitive pacifique à cette question, dans le cadre des propositions constructives qu’il a avancées, et sous l’égide de l’organisation des Nations Unies.
Enfin, fidèle à sa volonté de construire, de rassembler, et de contribuer à l’émergence irréversible du continent, Le Maroc va réintégrer l’Union Africaine pour s’atteler à ce que les pages, écrites de sang et de larmes, du séparatisme, des guerres, et du chaos, soient définitivement relégués au ban de l’histoire, et composer sereinement avec ses pairs les pages d’une ère nouvelle faite de progrès et de prospérité pour tous les peuples de notre continent.

Fraternité Matin du 31 janvier 2017

Le Maroc lève des fonds pour réhabiliter la baie de Cocody en Côte d’Ivoire
février 5, 2017
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A man paddles his canoe on the Ebrie Lagoon, the main lagoon of Abidjan, southeastern Ivory Coast September 14, 2006. The Ivorian minister for construction and town planning Amon Tanoh of the dissolved government has revealed on Wednesday during a meeting that the Bay of Cocody, the bay of the main lagoon of Abidjan, has been polluted by the toxic waste dumped in the area of Abidjan zoo. REUTERS/Luc Gnago (IVORY COAST)

NVESTISSEMENTS – C’est l’un des gros chantiers initiés par le roi Mohammed VI en Afrique: l’aménagement et la valorisation de la baie de Cocody, située à Abidjan en Côte d’Ivoire, pilotée par un comité ivoiro-marocain et dont la livraison est prévue d’ici 2019.

Afin de mobiliser les fonds destinés au financement de ce projet (qui nécessite 282 milliards de Francs CFA, soit environ 4,6 milliards de dirhams), une table ronde a eu lieu mardi 19 juillet avec le gouvernement ivoirien, rassemblant plusieurs bailleurs de fonds principalement issus des pays du Golfe.

La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), la Banque islamique de développement (BID) et le Fonds koweitien pour le développement économique arabe (FKAED), ont ainsi accepté de financer l’intégralité de ce projet qui comprendra la réhabilitation écologique de la baie, la réalisation d’une marina, d’un parc urbain, d’équipements sportifs, culturels et commerciaux, d’un pont à haubans et d’ouvrages hydrauliques dans cette zone délabrée de la capitale économique ivoirienne.

« Aujourd’hui, c’est un grand jour parce que si les fonds arabes sont là, c’est grâce aux efforts entrepris par le Maroc auprès des bailleurs de fonds arabes, lesquels ont déjà manifesté leur disposition à accompagner le royaume dans cette volonté commune de faire émerger un modèle de coopération sud-sud », a déclaré Said Zarrou, président du directoire de MarchicaMed (qui a inspiré le projet ivoirien) et responsable du chantier.

Cette table ronde fait suite à la visite du roi Mohammed VI en Côte d’Ivoire en juin 2015, où quatre protocoles d’accord relatifs à ce projet ont été signés à Abidjan, en présence du président ivoirien Alassane Ouattara. « Un de ces protocoles d’accord concernait un mandat pour la structuration et le montage du financement de ce projet, qui avait été confié à Attijariwafa Bank », rappelle l’agence Ecofin qui souligne l’importance de cet enjeu pour la banque marocaine, « située à la quatrième place des banques africaines dans le classement 2016 de The Banker ».

A noter que le Maroc, qui ne cache pas ses ambitions économiques sur le continent africain, est le premier investisseur étranger en Côte d’Ivoire.

 

source : http://www.huffpostmaghreb.com/

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